+++ +++ +++ Sizzla +++ +++ +++

+++  +++  +++ Sizzla  +++  +++  +++
Artiste:
Artiste : Sizzla
Prénom / Nom : Miguel Collins
Né le : 17/04/1976
Nationalité : Jamaïcaine

Biographie
Miguel Collins, que l'on connaît mieux sous le nom de Sizzla, est né le 17 avril 1977 et a grandi dans la communauté très fermée d'August Town. Issu de parents très dévots, Sizzla baigne dès son plus jeune âge dans la religion et c'est sans surprise qu'on le voit rejoindre les rangs des Bobo Ashanti dans le milieu des années 90.

D'un point de vue musical, c'est aux côtés de Caveman Hi-Fi et sous le nom de Little One qu'il fait ses premières armes. Mais c'est en 1995 qu'il saisit une première opportunité de booster sa carrière en enregistrant un premier titre pour le label Zagalou et surtout en s'associant par la suite avec Bobby Digital Dixon pour plusieurs singles fracassants. La tournée qu'il entreprit cette même année aux côtés de Luciano lui permet de finir de séduire le public et d'obtenir une place méritée sur le devant de la scène reggae moderne.

En 1996, sa carrière prend un autre tournant décisif, puisque cette année marque le début de sa longue et toujours actuelle collaboration avec Phillip Fattis Burrel, patron du bien connu label Xterminator. Après plusieurs singles à succès à ses côtés, Sizzla entreprend de sortir ses deux premiers albums pour le label, "Burning Up" et "Praise Ye Jah" l'année suivante.

1997 sera aussi l'année de la révélation internationale de Sizzla avec la sortie de son troisième album "Black Woman And Child", aujourd'hui devenu culte et qui déjà à l'époque avait fait l'effet d'une bombe, lui valant même une première nomination pour le MOBO award du meilleur artiste reggae international en 1998.

Cette année 98 verra encore sortir deux albums, "Freedom Cry" et "Kalonji", opus quasi identiques mais non moins irréprochables, qui l'amèneront à une deuxième nomination aux MOBO awards.
A partir de l'année 1999, tout va encore s'emballer et Sizzla devient l'artiste qu'il est toujours depuis : c'est-à-dire un chanteur complet, productif et polyvalent, à qui on pourrait reprocher certaines de ses productions (la qualité souffrant toujours de l'excès de quantité), mais dont on doit aussi reconnaître le courage à s'essayer à de nouveaux genres et à relever de nouveaux défis artistiques.

Il représente dès lors une mine d'or pour les labels, qui se l'arrachent et sont prêts à sortir tout et parfois n'importe quoi du moment que le nom de Sizzla est sur le projet. Les deux plus grands labels, Greensleeves et VP Records, participent d'ailleurs ardemment à cette compétition et il est quasi systématique de voir sortir un album de Sizzla sur un label quand l'autre vient d'en sortir un.


Indépendamment de ce profil de businessman, Sizzla reste un personnage très mystérieux, rebelle et revendicatif, qui ne se confie que peu, voire pas du tout, aux médias et exècre les opérations de promotion (il est l'un des seuls artistes reggae majeurs à ne pas posséder son site internet perso par exemple). Ses shows sont assez rares, bien que toujours complets.

Ces derniers temps, Sizzla fait plus souvent parler de lui dans la rubrique faits divers que dans les pages musicales. En effet, après que tous les artistes, même les plus virulents, ont fait leurs excuses concernant leur homophobie notoire et promis de modérer leur propos à l'avenir, Sizzla lui se détache du lot et s'attire les foudres des lobbies gays en prônant plus que jamais ses racines africaines et en affirmant qu'on n'obtiendra jamais aucune excuse de sa part à ce sujet. De même, l'incitation à la violence et à l'insurrection dont sont taxés ses textes lui a valu d'être surveillé de près par les autorités locales jamaïcaines et il a même récemment connu de sérieux démêlés avec la justice. Que l'on adhère ou pas à ses principes, on ne peut nier le talent de Sizzla et sa force, voire son courage, à soutenir ses convictions à tout prix, au risque même de nuire à sa carrière.


Sizzla Lyrics
Vidéo Sizzla - Stage Show
Vidéo Sizzla - strictly the best

# Posté le jeudi 04 août 2005 15:20

Modifié le lundi 08 août 2005 18:09

+++ +++ +++ Sizzla, ennui avec la justice +++ +++ +++

+++  +++  +++  Sizzla, ennui avec la justice  +++  +++  +++
Le gouvernement Jamaïcain avec l'appuie de l'armée déclare la guerre aux gangs d'August Town qui font régner la terreur.

Un véritable arsenal composé de fusil, AK47, M16, Tech 9, munitions, gilet par balle a été découvert par la police le 17 mars dans un poulailler de Judgement Yard le fief de Miguel Collins aka Sizzla.
32 personnes dont le chanteur ont été arrétées pour leurs relations avec les nombreux crimes qui ont empoisonné la ville d'August Town l'année dernière.
Les violences entre les hommes de Judgement Yard et ceux d'un autre secteur nommé Jungle 12, avaient amené en septembre dernier la population d'August Town a lancer un ultimatum à Sizzla, qu'ils jugent responsable de la violence, pour qu'il quitte la communauté.


Source: www.jamaicaobserver.com

# Posté le jeudi 04 août 2005 15:14

Modifié le vendredi 01 juin 2007 02:15

+++ +++ +++ Krys +++ +++ +++

+++  +++  +++  Krys +++  +++  +++
Artiste:
Artiste : Krys
Prénom / Nom : n-d
Nationalité : Française

Biographie
Héritier d'Admiral T dont il se réclame tout en voulant s'en distinguer, Krys démarre comme son aîné très tôt dans le milieu. C'est dans le rap qu'il plonge avec les jeunes de son quartier avant de basculer définitivement dans le dancehall. Le jeune deejay, originaire de Lauricisque à Point à Pitre (Guadeloupe) fait la connaissance du crew Black Micky à l'âge de 15 ans.

C'est avec eux qu'il écume les sound systems locaux où il rencontre notamment Tiwony, Admiral T, et Little Espion. C'est ce dernier qui l'emmène au studio de l'équipe de Kickilla en France, qu'il ne quittera plus.
Kickilla co-produit avec le sound system guadeloupéen Blackwarell la compilation "R2D2", où il apparaît pour la première fois sur une sortie avec le titre Yo Tout Penar.


Suivront quatre titres, hits majeurs dans l'underground, qui se répartissent sur quatre compilations différentes : An Vlé An Gal ("Megawatt"), Gardes Cocotes (B52 riddim - "Dancehall Tracks"), Mouveman'la (Aaxxia riddim), et Pa goumé ba fanm (Jurassik Time riddim).
En novembre 2004 le maxi 10 titres "Krys" réunit ces quatre hits, accompagnés de six inédits. Une rampe de lancement, en somme, en attendant l'album.


Les traductions et chansons de Krys


Clip VIP
Sky blog entièrement consacré à Krys

# Posté le jeudi 04 août 2005 15:09

Modifié le dimanche 14 août 2005 20:08

+++ +++ +++ Beenie Man +++ +++ +++

+++  +++  +++  Beenie Man  +++  +++  +++
Artiste:
Artiste : Beenie Man
Prénom / Nom : Anthony Moses Davis
Nationalité : Jamaïcaine

Beenie Man, aka The Doctor, fait partie de ceux qui ont repoussé les frontières du dancehall.
Faute de bio, voici une Interview complète sur le chanteur:

Quelques heures à peine avant son passage sur la scène du Garance Festival, c'est un Beenie Man fatigué que nous retrouvons dans la grande suite de son hôtel parisien. S'apprêtant donc à faire une sieste (ce qui fut salvateur quand on sait le feu qu'il a mis à Bercy après), ce grand monsieur du dancehall a tout de même accepté d'échanger quelques mots avec nous. Entretien détendu autour d'une bière ; le calme avant la tempête...



Reggaefrance / Avant toute chose, merci Beenie Man de prendre un moment pour parler avec nous, c'est vraiment un plaisir, je suis un vrai fan.
Beenie Man / Bless it, man, tout le plaisir est pour moi.

Depuis ton album “The Doctor”, tu as vraiment internationalisé ton style avec les 2 albums suivants, comment sera le prochain, “Back To Basics” ?
C'est pour cela que l'album s'appelle “Back To Basics”, car l'album sera comme “The Doctor”, comme “Many Moods Of Moses”. C'est comme un retour au dancehall, afin de donner au monde le dancehall tel qu'il est. Le dancehall s'inspire du monde, de ce qui se passe, c'est la réalité. Ca concerne ce que tu as devant les yeux, ce n'est pas seulement une question de bling bling, ni du nombre de voitures que tu as ou du nombre de maisons que tu possèdes, ça concerne les gens. Cette musique parle donc de politique, elle parle des hommes et de femmes, cette musique concerne tout le monde. C'est le moment pour vous de donner au dancehall toute sa dimension, comme je pense être celui qui a commencé tout ça, je me suis donc dit : «Retournons-y !».

Depuis Tropical Storm, tu as sorti beaucoup de gros hits, beaucoup de singles, comme Dude avec Ms. Thing. J'ai entendu dire que ce tune apparaîtrait sur ton album, est-ce que cela signifie qu'il sera, comme “The Doctor”, plutôt une compilation de singles ?

Non, ce n'est pas une compilation. Il y a quelques singles sur l'album qui ont déjà été produits, mais seulement quelques singles. C'est un tout nouvel album, ce n'est pas une compilation, définitivement.

J'ai lu que tu avais mal commencé l'année 2004, car tu as eu un gros accident de voiture...
Ce n'est pas que ça a mal commencé, c'est juste une phase de la vie que chaque homme doit affronter. C'est-à-dire que tu serais censé être découragé, mais tu ne te décourages pas, tu persévères. J'ai eu un grave accident, j'ai failli y perdre la vie, mais j'en ai tiré de la force et je suis ici à présent. Il ne s'agît pas du passé ou de ce qui s'est passé, ce dont il s'agît, c'est ce qui se passe maintenant et ce qui se passe maintenant, c'est “Back To Basics”.

Tu fais toujours partie de Shocking Vibes ?

Toujours.

Vous avez plein de jeunes talents, comme Patchy, Shadu et Calibe, lequel d'entre eux percera, selon toi ?
Nous avons quelques artistes qui percent, ils font leurs trucs... J'ai lancé un nouveau label, qui s'appelle 357, et nous avons un riddim, qui s'appelle Scoobay et qui est le riddim le plus populaire en Jamaïque en ce moment.

Il est aussi très populaire ici...
C'est nous ! C'est notre beat et notre production, à moi et à mon partenaire, Mario.

Ta collaboration avec Virgin se passe-t-elle bien ? Es-tu satisfait de travailler avec eux, avec cette grande major ?
C'est une bonne major. Ils t'emmènent là où tu veux aller, et c'est donc le moment pour eux de répandre ma musique à travers le monde. C'est bien, crois-moi.

Toujours sur ton album “Tropical Storm”, tu t'es associé avec les fameux producteurs, The Neptunes, pour deux tunes, comment était-ce de travailler avec des artistes pareils ?
J'ai souvent travaillé avec The Neptunes. Pour tous mes albums chez Virgin, j'ai travaillé avec The Neptunes. The Neptunes sont mes amis depuis longtemps et ils étaient sur mes albums. Mais ce prochain album est un album de dancehall jamaïquain, nous avons donc travaillé avec des producteurs jamaïquains. Mais avoir The Neptunes sur un album, c'est un privilège, car ce sont de grands artistes, ils aiment la musique et en font tellement bien. Ils sont dangereux ! Une partie de cette musique qu'ils font, on ne dirait même pas du hip-hop, ils font de la world music, du dancehall, de tout. C'est génial !


Tu as parlé de producteurs jamaïquains et je voulais savoir lesquels tu as choisis pour Back To Basics” ?
On a beaucoup travaillé avec Dave Kelly, Tony Kelly, moi-même, Don, Lenky Marsden, tous ces jeunes producteurs, Black Shadow... Ils sont tous sur l'album.

Et y a-t-il des combinaisons sur cet album ?
Pas beaucoup. Cet album a surtout à voir avec moi.

Je t'ai aussi vu faire une brève apparition pendant un show de Buju Banton à Paris, l'été dernier, et tu as aussi fait une combinaison avec Gentleman, l'artiste allemand, qui ouvrait le show pour ta tournée européenne, tu sembles vraiment apprécier faire des combinaisons sur scène ?
Ouais, c'est une bonne chose, il faut aimer partager les vibes, car les vibes sont là pour être partagées. C'est ça la musique, partager et aimer. La musique sert à amuser, si tu viens pour amuser le public, c'est bon. Ce n'est pas une distraction, c'est juste un amusement, afin que tu sois bien. C'est bien d'être important, mais c'est encore plus important d'être bien. Donc, quand on partage la musique, on obtient des vibes différentes, Gentleman est allemand, moi je suis jamaïquain, il fait du dancehall avec des vibes jamaïquaines, c'est magnifique !

Et peut-on s'attendre à une combinaison ce soir, avec Lady Saw peut-être ?

Lady Saw est programmée ? Et bien, si elle est programmée, on va faire des choses ensemble. Pas de problème, Lady Saw, c'est ma s½ur !

Qu'en est-il des clashes ? La dernière fois qu'on s'est rencontré, tu nous as parlé de vilaines histoires avec Capleton et son crew et ce soir, Capleton est programmé aussi...
Ouais, c'est bien ! Le clash est fini. Il n'y a plus de guerre entre Capleton et moi. C'est fini.

Joues-tu toujours au football ?
Ouais, tout le temps ! Je suis un buteur.

Marques-tu souvent ?

Je marque plein de buts, oui, je suis un buteur !

Je t'ai vu dans un reportage vidéo, tu jouais un match avec plein d'autres artistes jamaïquains et tu as marqué effectivement...
Bien sûr, il faut que je marque, je dois marquer.

Et tu suis la coupe d'Europe, qui a lieu au Portugal ? Tu es au courant pour la France ?
Oui, la France a perdu, j'ai vu le match hier soir.


J'ai lu que tu étais aussi très concerné par l'éducation des enfants en Jamaïque, agis-tu pour cette cause ?
Oui, je dois le faire. Je fais construire des écoles et ce genre de choses, comme ça ils peuvent aller à l'école. Car pour avoir une bonne connaissance de ce qui se passe dans la vie, tu n'as pas besoin d'être un génie, tu dois juste connaître les bases de la vie, ça t'aidera beaucoup. Parce que tu as des gens qui sont très bien éduqués, mais ils n'ont pas la connaissance de ce qui se passe, parce qu'ils n'ont pas l'expérience de la rue. Il faut avoir ces deux choses mélangées. Les enfants d'aujourd'hui, ces enfants vont à l'école et tout ce à quoi ils pensent, c'est à s'amuser, à quand est la pause déjeuner, à quand est la récréation. Nous avons donc construit des écoles, afin que tous ces enfants, quand ils rentrent de l'école, retournent à l'école, cette fois pour apprendre comment apprendre. Ainsi, quand ils vont à l'école, ils sont plus attentifs. Donc, s'ils ont de bonnes notes, ils n'ont pas à subir la pression, s'ils ont de mauvaises notes, il faut leur mettre la pression, car il faut qu'ils apprennent. Ce n'est pas comme les enfants à mon époque en Jamaïque - je leur enseigne ça - car ils considéraient ça comme acquis, l'école était gratuite et personne ne payait de facture, donc ils allaient juste à l'école et ils y venaient pour ne rien apprendre. Ainsi, pas mal d'entre eux en sont sortis avec seulement l'expérience de la rue, pendant que des gens comme moi allaient d'école en école et cumulaient l'expérience de l'école à celle de la rue. Mes enfants doivent suivre le même chemin et chaque enfant que je connais doit emprunter le même chemin, donc, si tu ne vas pas à l'école, ne pense pas à moi.

Avez-vous des cours de musique ?
Oui, nous avons des cours de musique. Nous avons des cours d'informatique, nous avons des cours de langage, nous avons de tout. Nous avons des enseignants d'université qui viennent et enseignent aux enfants.

Tu nourris donc de grands espoirs pour la Jamaïque dans le futur ?

Oui, c'est ce que nous devons faire, nous devons construire le pays. Oublie le gouvernement et les politiques. Qu'est-ce que toi, tu peux faire ?

Qu'espères-tu pour la Jamaïque dans les 5 prochaines années ?
La Jamaïque promet d'avoir un bon futur désormais, tout le monde se tourne vers le pays, mais la politique doit changer. Quand elle aura changé, alors le pays ira bien. Mis à part ça, la Jamaïque est le meilleur endroit, crois-moi.

La musique est certainement à la racine de tout ça...

Oui, la musique est divine en Jamaïque. C'est le seul chemin par lequel le message peut passer. La musique, le seul moyen par lequel le pays peut prospérer, la musique. Et la strong ganja...

Penses-tu que des entreprises comme Puma, qui s'intéressent à la Jamaïque, pourraient aider dans ce sens ?

Oui, ils font du bien à la Jamaïque, c'est bon pour le pays, mais nous avons besoin d'encore plus d'adhésion. Et puis, l'équipe de football arrive, on va travailler dur cette fois, on va le faire...

Feras-tu partie de l'équipe nationale ?
Moi ? Je serai trop occupé pour faire partie de l'équipe nationale. Si je n'étais pas si occupé, j'aurais joué pour le pays, crois-moi.

As-tu un mot ou un big up particulier à passer ?

Juste big up à tous mes fans et à ceux qui iront chercher l'album quand il sortira, “Back To Basics”, un album terrible !

Rapport à ton show de ce soir, quelle est la principale différence, selon toi, entre le public français et européen et le public jamaïquain ?
Les Jamaïquains sont des fous, à peine tu entres en scène, qu'ils deviennent fous et ils le restent tout au long de ta performance. En Europe, tu dois dire aux gens quoi faire, les mettre dans l'ambiance, essayer de les faire bouger, tu dois leur donner une performance carrée, voilà tout, et ils te suivront. Ils ne parlent pas anglais, mais ils chantent du reggae.

Peut-être le challenge est-il plus élevé en Europe ?
Non, ça ne l'est pas. C'est génial ! J'adore voir du monde. Quand je vois plein de gens, je deviens fou. Tout le monde doit bouger, c'est pour ça que je suis là, pour faire bouger les gens, pas pour faire se tenir les gens debout en me regardant : «Hey ! Je suis un fou !». J'adore les choses folles...


Site officiel de Beenie Man
Vidéo Beenie Man - King of the Dancehall
Vidéo Beenie Man - Bossman
Vidéo Beenie Man - Feel It Boy
Vidéo Beenie Man - Dude

# Posté le jeudi 04 août 2005 14:57

Modifié le lundi 08 août 2005 18:06

+++ +++ +++ Bounty killer +++ +++ +++

+++  +++  +++  Bounty killer +++  +++  +++
Artiste:
Artiste : Bounty Killer
Prénom / Nom : Rodney Basil Price
Né le : 12/06/1972
Nationalité : Jamaïcaine

Biographie:
Artiste incontournable de la décennie 90, Bounty Killer fait partie des artistes les plus populaires de Jamaïque depuis plus de 10 ans et ne compte pas céder sa place. Inspiré par Brigadier Jerry, Ranking Joe ou Josey Wales, il s'émancipe rapidement de ses influences en bâtissant un style dévastateur avec une voix hors du commun qui le met encore aujourd'hui à l'abri de la concurrence des autres Djs des dancehalls. Surnommé « Warlord » ou « Poor people's governor », Bounty Killer est une superstar prolifique et mystérieuse aux multiples facettes, ancrée dans la culture des ghettos de Kingston. Avec des styles novateurs sans cesse renouvelés, des textes authentiques et une maîtrise parfaite des différentes techniques vocales, il fait figure de référence dans le monde du reggae, du hip-hop et au-delà.

Les premières années de Rodney Basil Price se déroulent dans les pires quartiers de Kingston : né en 1972 à Trenchtown, il déménage peu après à Riverton City, un bidonville situé sur les terrains de la décharge de Kingston où beaucoup d'habitants fouillent les déchets pour survivre. Plus tard, il atterrit à Seaview Gardens, une zone marquée par les armes et la violence politique. Il baigne très tôt dans l'ambiance des sound systems, son père en possédant un. Il fait donc ses premières armes en racontant son quotidien au micro sous le nom de Bounty Hunter.

A l'âge de 14 ans, il est blessé par une balle perdue sur le chemin de l'école. Avec son frère aîné il pratique le « hustling » (petits boulots et débrouille) pour améliorer l'ordinaire de sa famille. Il se lie avec Nitty Kutchie et Boom Dandimite, deux jeunes artistes du quartier, et traîne à Waterhouse, au studio Jammy's en attendant une opportunité. Mais à cette époque Jammy ne veut pas enregistrer de « gun songs ». Rodney Price est encouragé par son cousin John Wayne qui lui fait enregistrer sa première chanson, Gun must done en 1990 pour Trevor « Uncle T » James, le frère de Jammy. Il change son nom en Bounty Killer pour le titre Dub fi dub qui suit peu après pour le même producteur et établi sa réputation dans les sound systems, pour lesquels ils faisait déjà des jingles d'intro. Ses premier disques sortent avec un succès croissant: Coppershot devient un hit underground dans les « hoods » de New York, mais c'est Spy fy die pour John John (le fils de Jammy) qui le propulse au top en Jamaïque. D'autres disques sortent, des textes emprunts de réalités qui renforcent sa popularité et son respect. Racontant sans fioriture des situations vécues, il oscille entre des thèmes qui peuvent paraître contradictoires : célébration des flingues, de la justice expéditive des « rude boys », des filles faciles, d'un côté, la souffrance des « ghetto youths », la critique politique virulente, la condamnation de la violence, la foi, l'amour maternel (Miss Ivy, le surnom de sa mère, apparaît dans plusieurs morceaux), de l'autre. Ces thèmes appartiennent pourtant à la même réalité et le public de Bounty Killer n'a aucun mal à s'identifier à ses textes. Véritable porte-parole de sa communauté, il acquiert le surnom de « Poor people's governor ». Ces premiers succès, enregistrés au studio Jammy's, sortent en 1993 sur un album publié par Greensleeves sous le titre explicite de "Jamaica's most wanted". Cette réputation, il devra la défendre tout au long de sa carrière.

La même année, il défait ainsi Beenie Man, une autre star montante, au festival Sting. C'est sur cette base que les deux artistes vont construire et alimenter pendant plusieurs années une rivalité musicale ayant comme enjeux le trône du dancehall. Ils se partagent même un album chez Jammy's. Cette propension au clash, lui vaut un nouveau surnom : « the Warlord ». En 1995, après deux autres albums ('Down in the ghetto'et 'No argument') qui reprennent ses meilleurs singles sur la période, il quitte la famille Jammy's pour monter le Scare dem crew (Nitty Kutchie, Boom Dandimite puis Elephant man et Harry Toddler) et son label Priceless. En 1996 "My xperience", un album réalisé pour la première fois sous le contrôle de Bounty Killer, lui ouvre les portes du succès international (plus de 300 000 exemplaires vendus) grâce à des featurings avec les artistes reggae et hip-hop les plus en vue (Dennis Brown, Barrington Levy, Raekwon, Busta Rhymes, The Fugees...).
Mais il reste fidèle à son public en refusant par exemple l'utilisation du morceau Fed up pour la campagne électorale d'Edward Seaga. Ayant en ligne de mire le public jamaïcain et américain, il renforce avec réussite le concept dancehall/hip-hop pour "Next millenium" qui sort en 1998. Sa production en 45 tours est par ailleurs d'une qualité constante depuis le début de sa carrière et lui offre régulièrement les premières places des charts de singles. La période 98-2000 offre des titres de très bon crus : Bounty suit de près la compétition, innove toujours sur le flow et ne perd rien de ses lyrics subversifs. Des titres comme Anytime ou l'énorme Look (co-écrit par Dave Kelly) sont de véritables brûlots politiques qui lui valent pressions et censure. Cette profusion de morceaux lui permet de présenter en 2000 "5th Element" un album reggae/dancehall qui regroupent des singles et quelques inédits.

Toujours actif sur les meilleurs riddims, il assène le coup de grâce à l'été 2002 avec la sortie de "Ghetto dictionary", une véritable performance qui le place au-dessus du lot avec un double l'album présentant 40 morceaux dont beaucoup d'inédits. On y retrouve toute l'étendue de son style avec des titres en forme de règlements de compte (contre Merciless ou Baby Cham), des hymnes au dancehall et à la culture des ghettos ou des morceaux conscients comme les hits Sufferah ou Pot of gold. Il s'offre également une aventure musicale surprenante avec le groupe No Doubt.
Devenu artiste de dimension internationale, Bounty Killer n'a pourtant pas coupé les ponts avec la Jamaïque et les communautés de Kingston : contributeur régulier aux ½uvres de charité, il enregistre pour d'innombrables labels et épaule de jeunes artistes comme il l'a fait pour Elephant man, Wayne marshall, Vybz Kartel ou Assassin. Avec 15 ans de carrière et une qualité toujours au rendez-vous que ce soit sur scène ou sur disque, Bounty Killer compte résolument parmi les grands noms du reggae et fait toujours figure de fer de lance de la musique jamaïcaine.


Pour les paroles de ses chansons c'est ici
Site officiel ici
Vidéo Bounty Killer - It is party
Vidéo Bounty Killer - Hip Hopera

# Posté le jeudi 04 août 2005 14:47

Modifié le lundi 08 août 2005 18:05